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ELEVAGE (Initiation à la Zootechnie)

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COURS POUR L2 FACULTÉ DES SCIENCES

L’objectif du cours est de donner aux étudiants les notions de base leur permettant de comprendre et de pratiquer au besoin l’élevage en générale, d’identifier les différents types et systèmes d’élevage, de connaitre les objectifs et conditions nécessaire à la réussite d’un élevage; de sensibiliser les étudiants sur les normes de conduite d’élevage pour la consommation, les travaux de laboratoire etc. enfin de leur monter l’importance de ce secteur d’activité sur le plan économique et partant, sur le développement d’un pays.

Contenu

Chapitre 1 : Généralités sur l’élevage.

1-Définition et historique.

2-Importance de l’élevage.

3-Types et systèmes d’élevage.

Chapitre 2: L’élevage au Cameroun.

1-Le cheptel

2-Zones d’élevage.

3-Systèmes d’élevage.

Chapitre 3: Élément de zootechnie.

1- Objectifs de production et choix du matériel génétique.

2- Normes De Logement Des Animaux.

3- Normes d’alimentation.

4- Prophylaxie.

5- Gestion de la reproduction.

CHAPITRE 4: Conduite d’élevage   poulet de chair.

1-Races de chair :

2- Logement :

3-Alimentation :

4- Conduite de l’élevage.

5- Nettoyage et désinfection du poulailler

6- Les maladies

7- Économie de production et rentabilisation

Références Bibliographiques

Sincères remerciements au Docteur Albert DOUFFISSA (Représentant de MERIAL pour l’Afrique Francophone) pour la mise à notre disposition et dans le cadre de ce cours, des posters de quelques espèces et races domestiques élevées au Cameroun.

Chapitre 1: Généralités sur l’élevage

« L’augmentation de la population, la prospérité croissante et l’urbanisation engendrent une demande accrue de produits animaux, en particulier dans les pays en développement.

La demande mondiale devrait augmenter de 70 pour cent pour nourrir une population qui atteindra selon les estimations 9,6 milliards d’habitants en 2050.

L’augmentation de la demande est en grande partie satisfaite grâce à des formes modernes d’élevage intensif, qui connaissent une expansion rapide, parallèlement aux systèmes traditionnels, qui continuent d’exister.

La croissance de la demande présente donc des opportunités pour les populations pauvres qui dépendent de l’élevage pour se nourrir et gagner leur vie et dont le nombre est estimé à 1 milliard.

Alors que le secteur fournit des aliments à haute valeur marchande et remplit de nombreuses autres fonctions économiques et sociales, il a des conséquences importantes sur l’utilisation des ressources.

Le secteur de l’élevage est le plus grand utilisateur mondial de terres agricoles, comme pâturages ou pour la production de cultures fourragères.» (FAO, 2014)

1-    Définition et historique

a-      Définition

L’élevage est l’ensemble des opérations qui assurent la multiplication à l’usage des humains d’animaux souvent domestiques, parfois sauvages.

Les opérations de l’élevage consistent à fournir aux animaux un logement, de la nourriture, des soins et de gérer la reproduction des animaux adultes pour les multiplier en vue de leur utilisation et/ou de leur production. L’élevage s’applique généralement aux espèces d’animaux domestiques, mais pas exclusivement. On élève aussi des animaux sauvages, par exemple les cricetomes, les aulacodes, la caille, les verres de terre, les escargots etc.

L’élevage fait appel à plusieurs sciences et techniques parmi lesquelles:

* la sélection et les croisements (Génétique et biotechnologie)

*  l’alimentation animale, (Nutrition et alimentation)

*  la médecine vétérinaire, (Santé Animale)

*  la Zootechnie    (ensemble des techniques permettant l’adaptation d’animaux domestiques ou sauvages dans un environnement donné)

b-      Bref historique

L’élevage est probablement apparu il y a environ 10 000 ans, à peu près en même temps que l’agriculture, cette période correspond à une très longue période où les hommes vivaient essentiellement de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Tout en restant des chasseurs, les hommes ont pu contrôler la population des troupeaux sauvages en prélevant uniquement les animaux qui leur étaient nécessaires, et en laissant les autres dans une semi-liberté à l’intérieur de zones closes, comme des vallées fermées par des murs de pierre. Les éleveurs protégeaient leurs animaux des prédateurs, les abreuvaient, récoltaient leurs produits par des techniques simples (traite, saignée, tonte, abattage etc.). Le but premier de l’élevage était avant tout de disposer chaque jour de lait et d’avoir éventuellement de la viande en réserve ; l’abattage des animaux relevait en effet généralement d’un rituel et ne se pratiquait que dans des circonstances particulières. L’élévation du niveau de production a nécessité des apports alimentaires plus riches, plus concentrés en éléments nutritifs, faisant des animaux domestiques, même ruminants, des concurrents de l’espèce humaine pour les céréales et autres produit de l’agriculture.Les ouvrages des deux siècles précédents révèlent un processus de rationalisation croissante de ces pratiques en fonction de l’avancée  des connaissances scientifiques, de l’accumulation des observations de terrain et de la résolution des problèmes rencontrés. C’est dans ce contexte qu’est née la  zootechnie définie comme l’intégration de plusieurs sciences appliquées et techniques  (nutrition, génétique, reproduction, pathologie…) en vue d’améliorer les conditions et la rentabilité des activités d’élevage.

2-    Importance de l’élevage

De nos jours, l’élevage revêt une importance indéniable dans la vie quotidienne et les objectifs sont de plus en plus variés.  Les animaux sont élevés pour plusieurs raisons:

*   les animaux eux-mêmes (jeunes pour l’accroissement des troupeaux, animaux de repeuplement de territoire de chasse ou de pêche, animaux de compagnie, rituels et sacrifice dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie etc.) ;

*   alimentaire : les produits animaux pour l’alimentation humaine (ou animale) : viande, poisson, coquillages, lait, œufs, miel ;

*   des produits non alimentaires : poils, laine, cuir, plumes, duvet, fourrure, corne, soie, etc. ;

*   des sous-produits : fumier, lisier, farines animales ;

*   le travail (animaux de trait, chiens policiers, furet de chasse…) et la recherche (souris, rats, cobayes, cailles etc.)

De nos jours, l’élevage, dans les pays dits développés, a aussi pour objectifs de contribuer :

*   à la préservation de paysages ouverts,

*   à la préservation des espèces et des races domestiques à faible rendement menacées de disparition,

*   aux loisirs divertissement: animaux de compagnie et de concours, course de chevaux, chien, cochon ; combat de coqs, colombophilie, etc.

D’après le dernier recensement de la FAO, le monde compte 17 milliards de poulets, 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 1,4 milliard de bovins, un milliard de cochons et un milliard de canards

3-      Types et systèmes d’élevage

3.1-            Types d’élevage

a-      en fonction de l’origine des animaux, la maitrise de leurs besoins et de leur conduite en élevage

 -          L’élevage conventionnel                       

C’est l’élevage des espèces dont la biologie, l’éthologie, les besoins nutritifs et alimentaires, la santé ainsi que les normes d’élevage sont bien connues dans une zone d’élevage. Il concerne les  porcs, les bovins, les caprins, ovins, certaines volailles telle que la poule.

-          L’élevage non conventionnel (ou mini élevage)

L’élevage des espèces non conventionnelles ou mini-élevage non-conventionnel est l’élevage des vertébrés sauvages de petite taille et des invertébrés ne rentrant pas dans l’élevage traditionnel d’un peuple mais pouvant participer à améliorer les conditions d’alimentation en qualité et en quantité de protéines animales consommées. Diverses espèces animales peuvent être exploitées dans le mini-élevage non-conventionnel:les petits mammifères sauvages, les oiseaux, les reptiles, les  batraciens, les mollusques et les insectes. Le mini-élevage non conventionnel est illustré au Cameroun par :

-          l’Apiculture (abeille),

-          l’aulacodiculture (aulacode)

-          la cricétomiculture (rat de Gambie)

-          la coturniculture (caille),

-          la caviaculture (cochon d’inde)

-          et l’achatiniculture (escargot ) etc.

C’est un moyen permettant de mieux valoriser sur les plans alimentaire,économique et scientifique,les espèces animales sauvages et exotiques en vue de la sauvegarde des écosystèmes et l’adaptation dans le milieu et l’environnement d’élevage. Les axes de recherches sur le mini-élevage non-conventionnel dans les programmes de recherches sur le développement durables ont les suivants:

Ø  Inventaire des espèces animales susceptibles d’être valorisées;

Ø  Étude de la biologie, l’éco - éthologie,

Ø  Étude des  performances zootechniques et de la pathologie chez les espèces  animales retenues;

Ø  Typologie des élevages des espèces animales non conventionnelles.

Il faut cependant noter qu’en 1980, on a préféré le terme élevage non conventionnel à celui de mini élevage. L’élevage des crocodiles et des autruches font également partie  de cette catégorie.  La notion de conventionalité est cependant relative et non absolue car se définie par rapport à un peuple, un pays ou une région. La pintade qui est non conventionnel à l’ouest Cameroun ne l’est cependant pas à l’Extrême –Nord. L’oie est conventionnel aux USA tout comme la poule.

b-     en fonction de la nature du système digestif des animaux (élevage des monogastriques et des polygastriques

Les herbivores se caractérisent par le fait essentiel que leur organisme doit être adapté à la dégradation et à l’utilisation de la cellulose constituant la base de leur alimentation. Ceci a lieu dans des sortes de volumineux sacs à fermentation, car l’herbe occupe un certain volume. Ces «sacs», du point de vue anatomique, sont situées soit au début du tube digestif, avant l’estomac vrai, comme c’est le cas chez les herbivores polygastriques (par exemple: les bovins) soit après l’estomac et le grêle, donc au niveau du gros intestin chez les herbivores monogastrique (par exemple: le lapin).

Contrairement aux animaux polygastriques (ex. vaches et chèvres), les animaux monogastriques, dont les porcs, ne sont pas des hôtes pour les micro-organismes indispensables à la digestion de la cellulose et des sucres.

3.2-         les systèmes d’élevage

                 Le système d’élevage peut être défini de façon générale comme étant un ensemble d’éléments en interaction dynamique organisés par l’homme en vue de valoriser le potentiel des animaux domestiques.

La classification des systèmes d’élevage vise à définir non seulement  les composantes du système, mais aussi à décrire de façon quantitative et qualitative chaque système de production du point de vue des ressources en alimentation et en élevage, des denrées produites, des techniques de production, de l’utilisation des produits et des fonctions de l’élevage, de la superficie couverte, de la situation géographique et des populations humaines nourries.

Les éléments constitutifs du système peuvent se classer sous quatre rubriques principales :

Ø  « l’homme (le berger, l’éleveur, la société pastorale locale, un groupement de producteur, une entreprise, etc.),

Ø  l’animal (les individus, les lots, les troupeaux, la population),

Ø  les ressources exploitées (le bâti, les équipements et l’acquis technique, le territoire, les formations végétales pâturées, les intrants, etc.)

Ø  et les produits ».

 

a-     le système d’élevage extensif

Caractéristiques :

-          le cheptel est généralement réduit (faible densité des animaux car l’espace n’est pas un facteur limitant)

-          le matériel génétique est rustique (car il se fait une sélection naturelle sans suivie des animaux)

-          l’animale se débrouille seul

-          pas de programme de prophylaxie

-          faible productivité

-          pas besoin d’une quelconque formation pour exercer cette activité

-          exige très peu de moyen financier

-          Aucun apport supplémentaire de nourriture n’est en principe requis, ni d’intrants, ce qui facilite l’obtention d’un label d’agriculture biologique dans les pays développés.

-          Il présente un grand intérêt pour la biodiversité, car les animaux, ne surexploitent pas le milieu et entretiennent des milieux ouverts.

L’élevage extensif (pâturage extensif, ou ranching pour les anglosaxons) est une méthode d’élevage de bovins ou d’autres animaux impliquant une faible densité d’animaux.

En Amérique, Australie et Nouvelle-Zélande, le ranching est un élevage constitué principalement de bovins et d’ovins.

 Difficultés

•        En zone où de grands prédateurs sont encore présents (tigre, lion, ours, loup..) une surveillance des troupeaux est nécessaire.

•       Les animaux sont parfois soumis à des parasitoses inhabituelles dans les élevages intensifs.

•         Le suivi des animaux est parfois rendu délicat par l’étendue des pâturages et par la divagation des animaux.

b-     le système d’élevage intensif

L’élevage intensif est une forme d’élevage qui vise à augmenter le rendement de cette activité, notamment en augmentant la densité d’animaux sur l’exploitation ou en s’affranchissant plus ou moins fortement du milieu environnant par confinement. Apparue à la sortie de la seconde guerre mondiale,ce type d’élevage est particulièrement connu du grand public par l’élevage en batterie de volailles. L’homme intervient ici dans toutes les phases de production et rien n’est fait au hasard ; tout est contrôlé.

Caractéristiques

(Image : élevage intensif de poulet de chair)

Ce système d’élevage se caractérise par :

*       l’utilisation de surfaces réduites,

*       taille du cheptel très élevé avec une densité élevée de population, les animaux pouvant être logés dans des bâtiments fermés par centaine ou par milliers.

*       Le matériel génétique est hautement perfectionné pour le type de production désiré (sélectionné et transformé dans le but d’améliorer au maximum la production désiré par l’éleveur ; forte productivité) ; exemple : une prim’holstein, produit d’une sélection poussée donne 40 à 60 litres de lait par jour alors qu’une vache Mbororo camerounaise produit 4 à 6 litres par jour.

*       Les animaux sont également caractérisé par une grande fragilité d’où la nécessité d’un programme de prophylaxie rigoureux, en cas de maladie, traiter de manière systématique. La prévention est la meilleure des solutions car les maladies dépriment la croissance.

*       le logement est spécialisé, très sophistiqué et les caractéristiques d’ambiance sont parfaitement maitrisées et adaptées à l’espèce animale élevé.

*       La production est spécialisée (poulet de chair, poule pondeuse, vache à viande, vache laitière etc.)

*       L’alimentation apporte les nutriments nécessaires en quantité et en qualité. Les besoins nutritionnel sont satisfaits par des aliments composés complets.

*       L’objectif est de faire du bénéfice (c’est du business)

*       Le personnel est hautement formé et qualifié pour le travail dans ce système de production

Les progrès de l’alimentation animale permettent de penser l’élevage en termes de « transformation » d’aliments en croissance animale. L’intérêt de ce type d’élevage est qu’il permet de fournir de la viande et d’autres produits (œufs, lait, cuir, laine, fourrure) à des prix de revient relativement bas, ce qui  permet une accessibilité certaine à ces aliments. En outre, cette production est moins dépendante des aléas climatiques et a permis de diminuer de manière importante les risques liés aux germes transmissibles par l’alimentation tel que les salmonelles. En élevage intensif, tous les paramètres de logement, d’alimentation, de santé et de gestion de la reproduction sont scrupuleusement respecté pour chaque espèce préalablement sélectionnées.  Ce qui se traduit par une forte rentabilité de la production.

c-      le système d’élevage semi - intensif ou semi - extensif

 Ce système est à cheval entre les deux systèmes cité plus haut. Il requière un minimum de suivi et est apparu avec la sédentarisation des populations et les problèmes posées avec l’agriculture. En effet les éleveurs se sont vu obliger, soit de ramener leurs animaux loin des sites d’agriculture, soit de les loger et de subvenir à leurs besoins alimentaires et veiller à leur santé. La sélection quand elle existe dans ce système, elle n’est pas poussée ; les animaux peuvent avoir des logements saisonniers ou définitifs ; leur alimentation et leur santé peuvent  être partiellement ou totalement prises en charge par l’éleveur.

Chapitre 2: L’élevage au Cameroun

Introduction

Selon le MINEPIA, le secteur de l’élevage s’impose aujourd’hui comme une valeur sûr et considérable de l’économie camerounaise. Il participe ainsi à près de 165 milliards de francs CFA à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et procure des revenus à environ 30 % de la population rurale. Autrefois, activité identitaire pour les éleveurs traditionnels, l’élevage connait désormais l’intervention d’une nouvelle génération d’opérateurs en quête de revenus à savoir les fonctionnaires, les jeunes diplômés chômeurs et les «hommes d’affaires». Il représente pour les populations qui n’ont accès ni à des services financiers fiables ni à la capitalisation foncière, une façon de constituer une épargne sûre. Les systèmes de productions et les contraintes sanitaires qui déterminent le cheptel varient selon les régions.

1-    Le cheptel

Le cheptel camerounais est pour l’essentiel constitué de bovins, d’ovins, de caprins, de porcins et de volailles.

Le secteur de l’élevage au Cameroun exploite 5,6 millions de bovins, 7 millions d’ovins et caprins, 1,2 millions de porcins, 32 millions de volailles et 15.000 chevaux (MINEPIA).

L’élevage de nouvelles espèces animales voit progressivement le jour dans les différentes provinces du pays. Il s’agit essentiellement du lapin et de l’aulacode.

Malgré son importance, ce cheptel demeure insuffisant pour satisfaire à la demande de la population camerounaise en protéines animales d’autant plus qu’il est de plus en plus sollicité par les pays voisins.

Ce cheptel est élevé dans plusieurs régions du pays.

2-    Zones d’élevage

La répartition des zones d’élevage au Cameroun est influencée par la variabilité des facteurs tels que le climat, le relief, la végétation, le milieu humain et les contraintes sanitaires.

Le pays est divisé en deux grands ensembles climatiques.

·     le domaine équatorial, situé dans la partie sud du pays, offre une grande pluviométrie avec une végétation constituée de forêt dense. Ce domaine héberge les glossines qui constituent un facteur limitant de l’élevage des ruminants,

·     le domaine tropical, situé dans la partie septentrionale du pays, se caractérise par un climat chaud, de faibles précipitations, un couvert végétal constitué de savanes arborées et de steppes.

a-      Zones d’élevage des ruminants

Les bovins

Quatre-vingt-trois pour cent (83%) du cheptel bovin camerounais se trouvent dans les trois provinces que sont le Nord, l’Extrême-Nord et l’Adamaoua. Les 17% restant sont répartis dans les provinces de l’Ouest, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Est.

Les animaux élevés au Cameroun sont surtout les zébus (Bosindicus). Les taurins (Bostaurus) sont en nombre assez restreint et ne représentent que 2% de la population bovine totale.

Les espèces taurines retrouvées sont :

·         les Muturu au Sud-Ouest ;

·         les Namchi ou Dowayo au Nord-Ouest dans le Faro ;

·         les Kapsiki à l’Extrême-Nord et dans le Mayo Tsanaga ;

·         les Kouri au niveau du Lac Tchad.

 Les races de zébus élevées au Cameroun sont au nombre de 4 :

·         le zébu Mbororo rouge ou Redfulani qui vit au Nord, au Nord-Ouest, à l’extrême Nord, dans l’Adamaoua, à l’Ouest et à l’Est;

·         le zébu Mbororo blanc ou White fulani est élevé dans les trois provinces septentrionales du pays, à l’Ouest et à l’Est;

·         le zébu Goudali se rencontre dans l’Adamaoua, à l’Est et au Nord-Ouest;

·         le zébu Peuhl du Sahel est retrouvé dans le Nord et l’Extrême-Nord.

Les petits ruminants

Les petits ruminants sont élevés sur toute l’étendue du territoire avec une importance variable selon les provinces. Les provinces du Nord et de l’Extrême-Nord totalisent à elles seules près des 3/4 du cheptel national.

Les différentes races de moutons élevées au Cameroun sont représentées par le mouton du Sahel rencontré au Nord et à l’Extrême-Nord ; le mouton Oudah qu’on retrouve à l’Extrême-Nord ; le mouton Djallonké dans le Nord, l’Extrême-Nord et l’Adamaoua ; puis le mouton Belly au centre, au Sud et à l’Est.

Quant aux races de chèvres, elles regroupent la chèvre du Sahel au Nord et à l’Extrême-Nord ; la chèvre rousse au Nord et à l’Extrême-Nord ; la chèvre Djallonké au Nord, à l’Extrême-Nord et à l’Adamaoua ; puis la chèvre naine dans les zones méridionales.

Chèvres Djalonké

b-     Zones de l’élevage porcin

L’élevage porcin est surtout pratiqué dans les régions de l’Ouest, du Nord et du Sud-Ouest, du Littoral, du Centre, du Sud, de l’Adamaoua et dans l’Extrême-Nord. Les principales races exploitées sont représentées par les races locales et des métisses (races locales x Large white / Land race).

c-      Zones de l’aviculture

L’élevage traditionnel exploitant les souches locales est pratiqué dans tout le pays, alors que les élevages modernes sont concentrés autour des grandes villes des provinces de l’Ouest, du Littoral et du Centre et exploitent les souches exotiques.

d-     Zones de l’élevage équin

Le cheval est présent dans les régions du Nord et de l’Ouest du pays. Il est utilisé dans la chevalerie nationale, le transport, la traction hippomobile, l’équitation sportive, la chorégraphie équine lors des manifestations culturelles telles que la fantasia au Nord du pays. Il est très peu rencontré au centre et au sud du pays du fait de la trypanosomiase qui y sévit.

Les systèmes d’élevage pratiqués dans ces différentes zones sont multiples.

3-      Systèmes d’élevage

Les systèmes d’élevage au Cameroun varient d’une région à une autre selon les délimitations géographiques et climatiques. Ils sont par ailleurs influencés par les évolutions de la demande des populations en produits animaux, par la culture des populations et par le niveau d’instruction ou de formation des éleveurs.

 

Systèmes d’élevage des ruminants

Les systèmes d’élevage des ruminants sont peu spécialisés. Ils restent dominés par le mode extensif de conduite des troupeaux.

En fonction de la densité animale dans chaque zone écologique et des disponibilités en fourrage, on distingue de façon schématique trois grands systèmes de production bovine au Cameroun : l’agropastoralisme, le pastoralisme et le ranching.

Systèmes utilisés en aviculture

L’aviculture traditionnelle utilise les souches locales et représente 70 % de l’effectif aviaire camerounais. Elle est essentiellement pratiquée en milieu rural. Les effectifs par propriétaire sont faibles et dépassent rarement dix têtes.

L’aviculture moderne quant à elle connait des progrès considérables. En effet, l’interdiction des importations de poulets de chair conditionnés au cours de l’année 2005, l’augmentation de la demande et des investissements privés ont permis l’exploitation des effectifs importants. Les producteurs font aussi bien l’élevage des poulets de chair que celui des pondeuses.

Chapitre 3: Éléments de zootechnie

1-      Objectifs de production et choix du matériel génétique

La conduite d’un élevage est fonction des objectifs de production. Ces objectifs peuvent être : la viande le lait les œufs etc. le matériel génétique (animal) doit répondre aux exigences de production : être un bon producteur de viande, de lait ou d’œuf en fonction des espèces. C’est à ce niveau qu’intervient le généticien pour effectuer des sélections et croisements afin de mettre sur le marché des animaux aptes et spécifiques à une production précise. Chez la volaille, on a des souches destinées à la production de viande (poulet de chair de souche, Cobb, starbbo,ISA par exemple) et celle destinées à la ponte. Elles sont toute caractérisées par une grande précocité et un fort rendement. Chez les bovins, on a des races à viande (Charolaise) et des races à lait (Holshtein).

2-      Normes de logement et d’équipement des  animaux

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Le logement a pour rôle de protéger les animaux contre les prédateurs et des intempéries et d’assurer leur confort afin de les mettre dans les conditions optimales pour exprimer au maximum leur potentiel génétique. Il doit être adapté à l’espèce et au stade de développement de l’animal.

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Bâtiment de démarrage de poussins (Poussinière)

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Élevage des cailles en cage

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Cages pour lapins (adaptés pour la cuniculture car pas en contact avec les rejets)

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Les caractéristiques essentielles du logement sont : la température, humidité relative, la ventilation, la nature du sol. En zone tempérées, il existe des logements à environnement complètement contrôlé. Pour le meilleur confort des poulets par exemple, le poulailler doit être ouvert sur les longueurs avec du grillage en système claire-voie. Les largeurs doivent être entièrement fermées et orientées vers la direction du vent ou planter des arbres dont les feuilles vont former une haie et servir de brise-vent. La ventilation doit être importante et les mailles du grillage doivent être assez resserrées pour éviter l’entrée des oiseaux (contamination et consommation d’aliment). Le bâtiment est généralement construit avec des matériaux locaux (planche, bambou, bambou de chine, toit de chaume)

Le site d’élevage doit être :

-          Loin des habitations pour ne pas nuire les voisins et ne pas stresser les animaux

-          En dehors de la zone d’habitat

-          Être sur un terrain accessible en toute saison

-          Éviter de construire dans des zones de marécage, choisir une zone à terrain bien drainé

-          Le bâtiment doit être suffisamment grand pour respecter les normes de densité

1-      Normes d’alimentation

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Minoterie (pour le mélange des aliments de quantité supérieur/égale à 25Okg)

L’alimentation animale est l’ensemble des conditions de satisfaction des besoins nutritifs des animaux d’élevage. Elle doit être suffisant quantitativement et qualitativement. Elle doit également répondre aux exigences de l’espèce et de l’âge de l’animal. Dans les exploitations agricoles, l’aliment est le poste de charges le plus élevé. Les couts liés à la culture des surfaces fourragères et aux achats de produits d’alimentation représentent 50 à 70% du prix de revient des animaux. Pour pouvoir réduire ce cout, on peut introduire des matières premières moins chères comme les sous-produits de l’industrie agroalimentaire ou encore effectuer la transhumance pour les éleveurs types. Il existe en général deux types d’aliment (les concentrés et les fourrages):

-          Les fourrages

Ce sont les feuilles et les tiges de végétaux herbacés spontanés ou cultivés. Ils constituent la base de l’alimentation des herbivores. On les classe selon leur teneur en matière sèche (MS) :

·     80 - 90% eau : fourrages verts. Ils sont consommés en l’état dans la prairie, sur les parcelles cultivées ou dans l’étable.

·     50 - 80% eau : ensilages. Ce sont des fourrages récoltés puis acidifiés et stérilisés par des bactéries anaérobiques lactiques.

·     15 - 20% eau : foin. C’est du fourrage récolté une fois sec.

Il existe une catégorie intermédiaire dénommée « grain sec ». Au lieu de récolter un maïs ou un sorgho avec une moissonneuse broyeuse qui produit un magma que l’on compacte pour en faire l’ensilage, on récolte le grain de maïs ou de sorgho comme pour le commercialiser et on se contente de le broyer pour le stocker tel quel dans un boyau de plastique scellé. Le grain se conserve ainsi à l’abri de l’air durant les six mois nécessaires à sa consommation en hiver. On donne dans ce cas à l’animal du foin pour assurer sa digestion. Un bœuf de 300 kg aura besoin par jour de 6 kg de ce grain et de 10 kg de foin pour assurer sa ration alimentaire de croissance, avec un gain de 700 gr de poids vif par jour.

-          Les concentrés

Ils sont à la base de l’alimentation des monogastriques non herbivores et des volailles. Ils sont fabrication à la ferme ou achetés à des coopératives ou des organismes privés. Dans cette catégorie, on trouve des :

·graines de céréales : exemples maïs,mil, sorgho, orge.

·graines protéagineuses et oléagineuses : exemples soja et pois

·sous-produits industriels comme les brisures (grain cassé), sons de blé, tourteau de soja, de coton ou d’arachide déshuilés.

L’alimentation des herbivores peut être complémenter de concentrés des minéraux et vitamines.

On doit étudier des paramètres qui sont de bons indicateurs de l’utilisation digestive de l’animal.

Chaque dosage est réalisé pour un aliment et une espèce donnée  pour évaluer la teneur en matière sèche (MS), en cendre, en matière azotée, en matières grasses, en  constituants glucidiques et en cellulose brute.

2-      Prophylaxie

La prophylaxie est l’ensemble des mesures prises et des méthodes médicales utilisées pour empêcher l’apparition, le développement ou la propagation d’une maladie. Le terme fait aussi bien référence à des procédés médicamenteux qu’à des campagnes de prévention ou à des « bonnes pratiques » adaptées. La prophylaxie concerne aussi bien les maladies infectieuses,non infectieuses que les parasitoses.Il faut s’intéresser particulièrement à celles qui ont une grande incidence sur le cheptel et qui constituent de ce fait, de véritables obstacles au développement de l’élevage au Cameroun et ailleurs. Les pathologies dominantes au sein des effectifs sont les maladies infectieuses et les maladies parasitaires.

Les maladies infectieuses sont provoquées par des petits êtres vivants microscopiques (bactéries, champignons et virus).

Ils provoquent des maladies lorsqu’ils se développent chez l‘homme ou l‘animal et peuvent pénétrer dans l’organisrne de diverses façons :

- par la peau, surtout quand il y a une plaie,

- par les  blessures qui sont des ‘’portes d’entrée’’  àI ‘infection

- par les muqueuses, notamment celles des poumons, de l‘intestin,

Le transport des microbes et l‘infection rnicrobiènne peuvent se faire

- par l’air,- par l’eau de boisson, - par le sol,

- par les aliments souillés, les excréments, - par  les  êtres vivants : personnel qui s’occupe du bétail, chiens mordeurs, oiseaux sauvages, arthropodes mordeurs ou piqueurs,

- par les  excrétions et sécrétions  (larmes,  jetage,  pus,  crachat, urine, excréments, .etc.)  des êtres vivants malades.

Une bonne gestion de la prophylaxie inclue donc pour une espèce précise le respect des normes de logement, d’alimentation et effectivement la conduite sanitaire (vide sanitaire du logement, nettoyage du matériel d’alimentation, type et contrôle de la litière, contrôle de l’aspect des matières fécales, prévention et traitement des maladies fréquentes, observation du comportement des animaux).

Aujourd’hui, les maladies animales demeurent un des facteurs limitant du développement de l’élevage en Afrique subsaharienne car, elles entrainent de lourdes pertes directes et indirectes dans les cheptels. Ces maladies anéantissent parfois les efforts des éleveurs pour la multiplication du troupeau. Certaines maladies peuvent causer jusqu’à 80 à 100 de mortalité dans un élevage.

3-      Gestion de la reproduction

Pour la gestion de la reproduction il faudrait un minimum de connaissance sur l’espèce élevée. Les données biologiques indispensables pour une bonne gestion de la reproduction sont : l’âge de l’entrée en puberté (reproduction), le nombre de femelle pour un mâle (sex ratio), la durée de gestation ou de couvaison, les besoins alimentaire et condition sanitaire d’une femelle en gestation, la taille de la portée, etc.

Cas d’un troupeau de bovins

Une bonne reproduction au sein du troupeau demande une grande expertise de la part du producteur car de nombreux facteurs influencent la probabilité de gestation:

•  La fertilité de la vache;

•  La fertilité du taureau;

•  Le taux de détection des chaleurs;

•  Le taux de réussite de l’insémination.

Le pourcentage de gestation est le produit de ces quatre facteurs. La relation multiplicative plutôt qu’additive a une conséquence importante: Il ne faut qu’un problème pour diminuer dramatiquement le niveau de reproduction du troupeau. De plus, l’amélioration d’un facteur aura peu d’effets sur le pourcentage de gestation si les trois autres facteurs sont médiocres. En d’autres mots, il faut que “tout soit parfait”pour que la reproduction au sein du troupeau soit satisfaisante.

a-      Fertilité de la vache

La fertilité de la vache dépend de nombreux facteurs. Les génisses sont en général plus fertiles que les vaches adultes.De plus, la fertilité tend à être meilleure lorsque les vaches ne souffrent pas de:

Ø  Maladies reproductives; -    Problèmes de vêlage;-            (trop grasse) au vêlage.

Ø  Déséquilibre nutritionnel;

Ø  Émaciation (trop mince) ou obésité

La fertilité de la vache en début de lactation est faible, mais elle augmente fortement lorsque la vache commence à reprendre du poids vif quelques mois après le vêlage.

b-     Fertilité de la semence du taureau

La circonférence testiculaire est associée avec la fertilité du taureau. L’éjaculation journalière d’un taureau n’a pas d’effet négatif sur sa fertilité. Les facteurs influençant la fertilité d’un taureau sont:

Ø  Son âge et sa maturité sexuelle;

Ø  Son alimentation;

Ø  Les maladies sexuellement transmises;

Ø  Sa libido (désir sexuel).

c-      La détection des chaleurs

Il n’est pas rare que, dans un élevage, les vaches soient fertiles, mais que le niveau de reproduction est faible à cause du problème de détection des chaleurs. Une bonne détection des chaleurs est composée de deux facteurs: le niveau de détection et l’exactitude de détection. L’exactitude de détection peut être faible pour les raisons suivantes:

Ø  Les vaches qui sont en chaleurs ne sont pas identifiées correctement;

Ø  Les chaleurs sont bien identifiées, mais une erreur est commise lors de l’enregistrement des données (date,nom ou numéro de la vache, etc.).

d-     Le taux de réussite de l’insémination

Lors de la saillie naturelle avec un bon taureau, la réussite de l’insémination est en général proche de 100%. Dans le cas de l’insémination artificielle, outre la qualité de la semence (dilution, condition de stockage, etc.) le pourcentage de réussite dépend aussi de la compétence du producteur ou du technicien à:

Ø  Décider du moment de l’insémination;

Ø  Manipuler la semence correctement;

Ø  Déposer la semence là où elle doit être déposée: à l’entrée du corps de l’utérus.

Chapitre 4: Conduite d’élevage   poulet de chair

L’objectif de la production des poulets de chair est la génération de revenu (économique) pour les éleveurs et l’amélioration de l’état nutritionnel des populations

Ce chapitre, présenté très succinctement sera commenté pendant les séances de Travaux Dirigés.

1-    Races de chair :

Deux grands groupes, qui se diffèrent par leur croissance et par leur qualité de chair:

- Race de poulet précoce : Cobb ; Starbro ; Hubbard Isa etc.

-  Race de poulet à cycle long : Tropic-bro ; Red-bro ; JA757 etc.

Si les races précoces atteignent rapidement le poids adulte, ce sont les races à cycle long qui ont cependant une meilleur qualité de viande.

2-    Logement :

2.1 Généralités :

Son rôle est de protéger les animaux contre les intempéries (vents, pluies, chaleur, fraicheur…) et contres les ennemis (prédateurs et voleurs).

Il doit être bien éclairée, bien aéré et facile à nettoyer.

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Poussinière (intérieur) répondant aux besoins de logement des poussins

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Bâtiment finition  (intérieur) de poulet de chair: observer et analyser la disposition des mangeoires et abreuvoirs.

2.2- Matériaux de constructions :

* Mur:

- De préférence en brique, à défaut en matériaux locaux (planches, bambous ou bambous de chine).

- A l’intérieur : rendre plus lisse en crépissant et peindre avec de la chaux.

 

* Toiture:

- Sa hauteur dépend du climat : elle doit être à 3 m pour les zones chaudes et à 2,4 m pour les zones d’altitudes.

- Elle peut être en tuile, chaume, ou en paille.

- Son inclinaison doit être d’environ 30 - 40%.

* Sol:

- Damé, en terre battue, en bois, ou en bambou mais de préférence dallé sans lissage (le sol dallé est poreux et absorbe l’humidité).

- Couvert de copeaux de bois sec de préférence blanc pour réduire la chaleur réfléchie.

* Fenêtres :

- elles assurent la bonne aération de l’élevage et doit être grillagées afin d’éviter les prédateurs.

- leurs dispositions : à 0,5 m du sol en zones chaudes et 0,8 - 1 m du sol en zones froides.

2.3- Choix de l’emplacement :

-                 Endroit calme et entouré de plantes vertes pour équilibrer les effets de la chaleur.

-                 Sur un terrain bien nivelé.

-                 Électrifié afin de faciliter tous travaux d’entretien à l’intérieur du poulailler.

-                 Bien alimenté en eau pour boire et pour le nettoyage du poulailler.

-                 S’assurer que l’orientation du poulailler  croise toujours la direction du vent pendant la saison chaude.

2.4- Dimension du poulailler :

* Densité:

Ø  Stade de poussins 0 à 15 jours : 30 à 20 poulets/m2.

Ø  Stade de croissance 15 à 30 jours : 20 à 15 poulets/m2.

Ø  Stade de finition 30 à 45 jours : 10 poulets/m2.

La superficie des entrées de vents doit être à 10% de la superficie du bâtiment.

NB : Le non-respect de ces densités décrit ci-dessus peut entrainer le ralentissement ou arrêt de croissances, déséquilibre des croissances (hétérogénéité) entre les animaux à élever, l’accroissement du taux de mortalité et des quantités de provende consommés pour avoir 1kgde poids vif.

2.5- Matériels de l’élevage :

* Litière :

Pour éviter l’humidité et donner de la chaleur, la litière est constituée par des copeaux de bois de préférence couleur blanche. Épaisseur : environ 6 à 10 cm, dépendant du climat. Elle doit être toujours bien sèche, de même épaisseur et renouveler périodiquement. Elle doit être changé après la sorties des animaux.

 * Abreuvoirs :

Doit être en nombre suffisant, pour assurer un meilleur abreuvement et une meilleure production.

Il y a généralement 2 différents types et avec dimensions:

* Abreuvoir rond de 40 cm de diamètre : 1/100 volailles (à climat moyenne) et 1/60volailles (à climat chaud).

* Abreuvoir allongé :2cm/volaille (à climat moyenne) et 3 cm/volaille (à climat chaud).

Il doit être proportionnel à la hauteur du dos des animaux.

* Mangeoire :

Doit également être en nombre suffisant, pour assurer les meilleures productions.On note  2 différents types et avec dimensions suivantes :

* Mangeoire allongée (rectiligne): 2,5 cm/volaille

* Mangeoire ronde (circulaire) : 1/40 volailles.

NB : Réajuster tous les 2 ou 3 jours le réglage des abreuvoirs et mangeoires à la hauteur du dos des animaux. Le nombre  d’abreuvoirs et de mangeoires doit être suffisant pour que les animaux ne fournissent pas d’effort (ne se bousculent pas) pour boire ou pour manger.

* Chauffage :

-  La température de l’environnement est un élément essentiel pour la croissance des poussins.

Il peut se faire avec des résistances chauffantes, des ampoules (lieu électrifié),  ou avec du bois dans un fût (plus économique)

Le tableau ci-dessous présente les besoins en chaleur ainsi que les intervalles de température recommandés en fonction de la période (en jours) de croissance des poussins.

3-   Alimentation :

* Lumière:

-  La lumière est un élément essentiel, contribuant à la croissance des animaux car elles peuvent manger toujours en présence de lumière.

-  Il faut bien gérer l’éclairage dans les poulaillers :

* De 1 à 15 jours : 3 à 5 watt/m2 pendant 24 heures.

* De 3 à 4 semaines : 1 à 2 watt/m2 pendant 10 - 14 heures /jour.

* De 5 semaines et plus: 0,3 watt pendant 24 heures.

L’objectif est d’assurer une bonne croissance des animaux et une bonne qualité des chairs.

3.1- L’eau :

L’eau constitue les 2/3 du corps d’un poulet et est essentielle dans la vie des animaux et sa digestion.

-  Il faut donner aux poulets de l’eau : propre, hygiénique afin d’éviter les vulnérabilités aux différent es maladies.

-  Les besoins en eau dépendent beaucoup de l’âge, les poids des animaux et le climat :

* En zone chaude (à plus de 30°C) : les besoins en eau se multiplient 3 ou 4 fois plus.

* La pénurie en eau durant la saison chaude peut entrainer des taux de mortalités élevés.

3.2- Les provendes :

Il est très important de connaitre les ingrédients utilisés pour la fabrication des provendes. On distingue des aliments ayant des apports riches en:

*       calories : ce sont généralement des céréales (maïs, son du riz, son de blé) et tubercules (manioc)

*       protéines : farine de poisson, farine de sang, tourteau d’arachide, de soja et de coton

*       minéraux : coquillage et farine des os pour le calcium et le phosphore.

Ø  Les besoins alimentaires :

Les besoins alimentaires varient selon les stades physiologiques des poulets:

*       1ere stade : poussin de 1 jusqu’à 15-17 jours

*       2ème stade : phase de croissance de 15-17jours jusqu’à 30-35 jours

*       3ème stade : phase final de 30-35 jours jusqu’à l’abattage.

1-     Conduite de l’élevage

Objectif :Assurer un bon résultat c’est-à-dire obtenir un meilleur rendement en terme de poids moyen (1,8 à 2,5Kg de poids vif moyen) des animaux et ceci dans le délai imparti et à faible cout.

4.1- Démarrage en poussinière: 0 à 15-17 jours

* Alimentation :

- Faire boire de l’eau potable 20°C à 25°C dès qu’ils sont installés.

- Améliorer l’abreuvement en mélangeant 20g de sucre et 1g de vitamine C par litre d’eau.

- Ensuite servir l’aliment après 3 à 4 heures (voir plus) de la mise en place des poussins.

- Distribuer les aliments en petites quantités dans les assiettes de démarrage (plateaux ou cartons d’emballage découpés).

- Servir à chaque fois peu d’aliment mais renouveler l’opération à plusieurs reprises au cours de la journée.

- Contrôler bien que les poussins s’alimentent normalement en observant ou en tâtant le jabot qui doit être bien plein.

* Chauffage :

- bien assurer les besoins en chaleur des poussins.

- Vérifier régulièrement les matériels de chauffage.

- L’éleveur doit se fier au comportement des animaux sur l’aire d’élevage.

 

* Densité :

- L’éleveur doit respecter les normes techniques de densité d’élevage : 40 à 50poussins/m2.

* Lumière :

- Il faut éclairer le bâtiment durant 20 à 24 heures par jour au cours des 2 à 3 premiers joursdu démarrage, pour permettre aux poussins de distinguer parfaitement l’aire d’élevage et de bien consommer.

4.2- Phase de croissance: 15-17 jours à 30-35 jours

* Alimentation :

- Le mode d’alimentation et le rationnement alimentaire changent petit à petit. Cependant pour une croissance maximale, il est préférable que les animaux se nourrissent à volonté.

* Densité :

- l’aire d’élevage doit être étendu par enlèvement des cloisons ou par transfert des poussins dans les bâtiments d’élevage à une densité de  8 à 10poulets /m² en finition. Il est également préférable d’avoir un bâtiment finition pour une meilleure gestion de son élevage.

* Chauffage :

- Arrêter le chauffage, en cas de saison chaude (signe indiquée par le comportement des animaux qui se tiennent à distance des sources de chaleur).

- Éviter d’arrêter brusquement les matériels de chauffage, il faut le faire petit à petit.

* Ventilation :

- Assurer une bonne circulation d’air par ouverture permanente des fenêtres.

4.3- Préparation pour la phase finale : 30-45 jours jusqu’à l’abattage

* Alimentation :Multiplier les besoins en alimentation et apporter des aliments riches en énergie.

* Chauffage :

- Besoins de chauffage en cas d’intempérie (fraicheur).

- Surveiller le comportement des animaux car durant cette phase pourrait apparaitre les taux de mortalité très élevé.

* Ventilation :Assurer une bonne circulation maximum d’air à l’intérieur du bâtiment d’élevage.

* Litière :Changer régulièrement les litières pour assurer une bonne croissance des animaux et pour éviter la propagation des maladies.

 

NB: L’éleveur doit tenir une fiche d’élevage qui doit être mise à jour quotidiennement et remplie correctement dès le jour de réception des poussins et mentionnant toutes les activités d’élevage et surtout le programme de prophylaxie.

 

1-    Nettoyage et désinfection du poulailler :

 

Objectif : Prévention des maladies.

5.1- La désinfection

* Objectif : Diminuer la pression microbienne et parasitaire

* Réalisation :

- Après le retrait de la litière faire sortir les abreuvoirs et mangeoires.

- Fermer le poulailler 20 à 30 minutes en pulvérisation.

- Produits utilisées : Virocid, eaux de javel, Chaux vive, crésyl etc.

- Diluer le crésyl à 4%, par exemple pour nettoyer les murs, le sol, les nids, les abreuvoirs, les mangeoires.

5.2- La désinsectisation :

Objectif : Diminuer la pression des poux, puces et des tiques.

* Produit à utiliser :

- Bac de poudrage, insecticide, acaricide.

6- Les maladies

6.1-          Prévention

a-    le vide sanitaire du logement

b-    nettoyage du matériel et rôle

c- contrôle de la litière

d- prévention et des maladies fréquentes (vaccins, anticoccidiens, anthelminthiques, antistress)

e- observation du comportement des animaux

f- contrôle de l’aspect des matières fécales.

7- Économie de production et rentabilisation.

-      la prévention vaut mieux que le traitement car elle coute moins cher que le traitement et surtout ne déprimé  pas la croissance des animaux

-      utiliser un aliment moins couteux et aboutissant au même résultat (en termes de quantité et de qualité de produit)

-      écouler au plus vite après la production pour éviter des charges supplémentaires de production (rechercher d’avance les potentiels acheteurs tels que les grossistes, détaillants et consommateurs finaux)

Références Bibliographiques

1-    Alain HUART,  2004 :La conduite de l’alimentation du poulet de chair en climat chaud. Eco Congo 4p.

1-      CAMPBELL J. R., KENEALY M. D. CAMPBELL K. L.2003: Animal Sciences (The Biology, Care, and Production of Domestic Animals).McGraw-Hill Higher Education 4th Edition 510p.

2-      CIRAD –GRET, 2004 Memento de l’agronome.

3-      Cook, B.G., Pengelly, B.C., Brown, S.D., Donnelly, J.L., Eagles, D.A., Franco, M.A., Hanson, J., Mullen, B.F., Partridge, I.J., Peters, M. and Schultze-Kraft, R. 2005. Tropical Forages: an interactive selection tool. [CD-ROM], CSIRO, DPI&F(Qld), CIAT and ILRI, Brisbane, Australia. http://www.tropicalforages.info/index.htm

4-      FAO, 2004 : Production en aviculture familiale : un manuel technique.   FAO Production et Santé Animales. 140p.

5-      FAO, 2014 : L’élevage et l’environnementhttp://www.fao.org/livestock-environment/fr/

6-      IFIP, ITAVI, Institut de l’élevage, 2010 : Guides des bonnes pratiques environnementales d’élevage. Edité par l’IFIP. 305p

7-      INRA., 1984. Alimentation des monogastriques, 2e éd, Paris. 309 p.

8-      Jean François DAYO et Brigitte ARBELOT, 1997 :Guide d’élevage des volailles au Sénégal 113p

9-      LANDAIS E., BONNEMAIREJ. 1996. La zootechnie, art ou science ? Entre nature et société, l’histoire exemplaire d’une discipline finalisée.  Courrier de l’Environnement, INRA, France. 27, 12 - 31.

10-  MINEPIA, 2000 : Ministère de l’ Elevage, des Pêches et des Industries Animales. Direction des Productions animales Rapport annuel  http://www.minepia.cm/fr/elevage.html

11-  MINEPIA, 2011 : Document de stratégie du sous-secteur de l’élevage, des pêches et des industries animales 125p.

12-  Teguia Alexis. 2012 Animal Husbandry  Courses notes

Wikipedia, 2014: Elevagehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Élevage



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